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Chapelle des Carmélites à Dijon : histoire et architecture

Données Mérimée du 12 octobre 2026 ; repères historiques consultés le 13 octobre 2026.

La chapelle des Carmélites se situe à Dijon : rue Victor-Dumay. La notice Mérimée mentionne les périodes de construction suivantes : 17e siècle. 12 décembre 1910 : classé MH.

Les repères patrimoniaux
Époque 17e siècle
Campagnes datées dans la notice Non communiquées
Protection monument historique 12 décembre 1910 : classé MH
Parties protégées Portail : classement par arrêté du 12 décembre 1910
Architecte Non communiqué
Matériaux Non communiqués
Adresse de la notice rue Victor-Dumay

Histoire et détails du bâtiment

La chapelle des Carmélites de Dijon est ce qu'il reste d'un ancien couvent de carmélites du XVIIe siècle (de style baroque). Elle est située dans le centre sauvegardé de Dijon. La façade est classée aux monuments historiques depuis 1910.

Après la disparition de sainte Thérèse d'Avila (1515-1582), ses filles fondent le 21 septembre 1605 le « carmel de Dijon », d'après le souhait et l'aide de la dijonnaise Jeanne Chevrier et l'accord d'Anne de Jésus. C'est le troisième carmel fondé en France après le carmel de Paris et le carmel de Pontoise. De 1608 à 1642, leur monastère est construit rue Sainte-Anne. La première pierre de la chapelle a été posée en 1609 par André Fremyot, abbé de Saint-Étienne. Elle est consacrée le 4 mai 1613 sous le vocable de Saint Joseph par Jean de Passelaigue, évêque de Belley. Il n'en subsiste aujourd'hui que la façade baroque, très richement sculptée en pierre blonde et rose avec des frontons, des colonnes aux chapiteaux ioniques et corinthiens et des statues de sainte Thérèse, du prophète Élie, de saint Joseph, de la Vierge Marie et du Christ. Dans un article sur le portail, Victor Dumay affirme qu'il est l'œuvre de l'architecte Nicolas Tassin. Marcel Mayer a attribué le dessin de la façade à l'architecte amateur Guillaume Tabourot à partir de dessins qu'il avait trouvés à la Bibliothèque municipale de Dijon. Jean Braconnier est mentionné pour la première fois dans les archives de Dijon en 1625 comme simple maçon pour la construction de l'église des Carmélites.

À la Révolution française, le clocher est détruit, les communautés monastiques sont dissoutes et leurs possessions déclarées biens nationaux. Le 30 septembre 1792, les carmélites sont expulsées et rejoignent le carmel de Beaune. En 1810, le couvent est cédé à la ville et après transformation devient la caserne Brune. Au XXe siècle, il est affecté à divers services de la ville de Dijon. En 1865, le carmel de Dijon est refondé 13 rue Saint-Lazare (renommée par la suite rue Jean-Baptiste-Baudin). En 1978, le couvent, dans lequel sainte Élisabeth de la Trinité s'est éteinte en 1906, est détruit et le carmel est transféré près de Flavignerot (13 km au sud-ouest de Dijon) sous le nom de « Carmel de Dijon » ou « Carmel de Dijon-Flavignerot ».

Quels éléments repérer ?

Portail : classement par arrêté du 12 décembre 1910

Repérez ces éléments depuis les espaces accessibles : leur protection explique ce qui fait l’intérêt architectural de ce lieu.

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Sources : Notice Mérimée ; Wikipédia. Notices Mérimée : Licence Ouverte 2.0 ; textes Wikipédia : CC BY-SA 4.0. Consultation le 13 octobre 2026. Méthode de l’inventaire.

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