Rue Verrerie à Dijon : maisons à pans de bois et patrimoine des XVe et XVIe siècles
Repères vérifiés le 12 octobre 2026.
La rue Verrerie conserve un ensemble de maisons anciennes au cœur de Dijon, près de Notre-Dame et du palais des ducs. Ses pans de bois et ses étages en encorbellement donnent à voir l’habitat de la fin du Moyen Âge. Plusieurs maisons des XVe et XVIe siècles bénéficient de protections distinctes, portant sur leurs façades, leurs toitures ou certains éléments intérieurs.

| Époques documentées | XVe et XVIe siècles pour plusieurs maisons |
|---|---|
| Adresse | Rue Verrerie, Dijon |
| Architectes | non communiqué |
| Matériaux | Pans de bois documentés ; détail par immeuble non communiqué |
| Nos 1 et 22 | Façades et toitures inscrites le 6 mars 1950 |
| No 21 | Façade sur rue et toiture classées le 6 janvier 1944 |
| No 23 | Façade sur rue et toiture classées le 22 septembre 1943 |
| No 25 | Puits Renaissance classé le 15 juin 1946 ; tourelle d’escalier inscrite le 16 janvier 1947 |
| Périmètre de protection | Protections propres à chaque édifice ; aucune protection commune attribuée à toute la rue |
Lire une rue ancienne à hauteur de façade
La rue Verrerie est une rue piétonne et pavée du centre historique. Son intérêt patrimonial se trouve surtout au-dessus du rez-de-chaussée : les étages des maisons montrent des pans de bois et des avancées sur la rue. Regardez d’abord l’ensemble des façades, puis les détails de chaque maison. Le passage d’une vue générale à une observation rapprochée permet de reconnaître les différences entre les bâtiments.
La rue n’est pas un monument construit à une seule date. Elle rassemble des maisons et des hôtels particuliers, avec des parties datant notamment des XVe et XVIe siècles. Les façades préservées ou restaurées permettent d’évoquer les rues étroites de Dijon à la fin du Moyen Âge. Leur état actuel appartient aussi à une histoire de conservation. Une belle façade ancienne ne signifie donc pas que tous ses éléments sont restés intacts depuis sa construction.
Pour commencer, choisissez un côté de la rue et suivez les façades sans vous limiter aux maisons à colombages les plus visibles. Repérez les étages qui avancent, les lignes du bois et les ouvertures. Comparez ensuite avec le côté opposé. Ce regard en plusieurs passages montre mieux la diversité du bâti qu’une photographie prise dans l’axe de la rue.
Les pans de bois et l’encorbellement
Une maison à pans de bois présente une ossature de pièces de bois, visible en façade. Le mot colombage sert couramment à désigner cette construction. À Verrerie, regardez les montants verticaux et les autres pièces qui découpent les surfaces de la façade. Ils donnent aux étages un dessin très différent de celui d’un mur de pierre uniforme. Cette lecture suffit à distinguer les structures, sans attribuer à chaque maison un matériau de remplissage non documenté.
L’encorbellement est l’avancée d’un étage au-delà du niveau situé dessous. Il se repère en regardant la façade de côté : l’étage supérieur ne reste pas dans le même plan que le rez-de-chaussée. Dans une rue étroite, cette avancée rapproche visuellement les façades. Observez particulièrement les transitions entre les niveaux, là où l’on comprend comment la silhouette de la maison s’élargit au-dessus du passage.
Les deux notions décrivent des choses différentes. Le pan de bois concerne la construction du mur ; l’encorbellement concerne le décalage entre les étages. Les regarder séparément aide à lire une maison. On peut d’abord suivre le réseau des pièces de bois, puis observer la position des niveaux. Ce sont des repères utiles pour comparer les bâtiments de Verrerie à ceux des autres rues anciennes de Dijon.
Des anciens noms liés à la vie de la rue
La voie a porté plusieurs noms : rue du Marché-aux-Porcs, rue du Sargis et rue des Tondeurs, avant de devenir rue Verrerie. Ces appellations font partie de son histoire urbaine. Elles invitent à regarder les rez-de-chaussée autant que les étages. Une rue ancienne est à la fois un alignement de maisons et un lieu où se sont succédé des activités.
L’origine du nom Verrerie est généralement rapprochée de la présence d’artisans verriers dans les boutiques à arcades. Cette explication reste une hypothèse de l’histoire de la voie, plutôt qu’une date de fondation connue. Le nom ne permet pas non plus d’attribuer une ancienne activité de verrier à chaque bâtiment. Pour lire le patrimoine, les adresses et les protections des maisons apportent des repères plus précis.
Les maisons des numéros 1 et 22
Au numéro 1, la notice du ministère de la Culture identifie une maison du XVe siècle. Ses façades et sa toiture sont inscrites au titre des monuments historiques par arrêté du 6 mars 1950. La date de 1950 concerne la protection, et non la construction. Cette distinction est essentielle pour replacer l’édifice dans la rue médiévale tout en comprenant l’histoire de sa reconnaissance patrimoniale.
Le numéro 22, à l’angle de la rue Chaudronnerie, correspond également à une maison du XVe siècle. Ses façades et sa toiture sont inscrites le même jour, le 6 mars 1950. La situation d’angle permet de regarder le bâtiment depuis deux rues. Suivez les façades d’un côté à l’autre : cette observation complète la vue prise dans le seul axe de Verrerie.
À l’angle de Verrerie et du numéro 1 de la rue Chaudronnerie se trouve aussi l’hôtel Bénigne Malyon. Ce repère doit être distingué du numéro 1 de la rue Verrerie. Dans ce secteur, la précision de l’adresse évite de réunir sous un même nom plusieurs édifices voisins. Le numéro de maison et le nom de la rue sont les deux informations à garder ensemble.
Les numéros 21, 23 et 25 : trois protections différentes
Le numéro 21 est un immeuble du XVIe siècle. Sa façade sur rue et sa toiture sont classées par arrêté du 6 janvier 1944. Au numéro 23, la notice désigne une maison du XVIe siècle, dont la façade sur rue et la toiture sont classées depuis le 22 septembre 1943. Ces deux protections concernent des parties clairement définies. Elles ne permettent pas d’affirmer que tous les intérieurs sont classés.
Le numéro 25 possède une autre histoire. La notice distingue une tourelle d’escalier du XVe siècle et un puits Renaissance du XVIe siècle. Le puits est classé le 15 juin 1946 ; la tourelle est inscrite le 16 janvier 1947. Ici, les éléments protégés ne se résument pas à la façade que l’on regarde depuis la rue. Le bâti comporte des repères qui appartiennent aussi à l’organisation de la maison.
La connaissance de ces éléments ne vaut pas un accès à l’intérieur. Depuis l’espace public, concentrez-vous sur les façades visibles et respectez les seuils privés. Les notices servent à comprendre ce que conserve le bâtiment, même lorsque certaines parties ne se voient pas durant une promenade. C’est particulièrement utile au numéro 25, dont le puits et la tourelle forment le cœur de la protection.
Une rue à relier aux autres formes de Dijon
Parmi les autres repères de Verrerie figurent l’hôtel de la Croix-de-Fer au numéro 3 et l’hôtel de Saint-Seine au numéro 29. Leur présence rappelle que la rue associe différents types d’habitat. Il ne faut pas réduire l’ensemble à une rangée de maisons toutes identiques. La lecture par adresse fait apparaître cette diversité, derrière l’image pittoresque des colombages.
Notre-Dame, l’hôtel de Vogüé et le palais des ducs se trouvent dans le voisinage de la rue. Ces édifices donnent d’autres points de comparaison : architecture religieuse, hôtel particulier et ensemble ducal. Pour prolonger l’observation, passez des maisons de Verrerie aux volumes et aux façades de ces monuments. Leurs fonctions différentes expliquent aussi des formes différentes dans le centre ancien.
La comparaison avec la place Darcy est également éclairante. Verrerie montre une succession de façades dans une voie étroite, tandis que Darcy rassemble de grands alignements du XIXe siècle autour d’un espace ouvert. Ces deux lieux racontent des manières distinctes de bâtir la ville. Les rapprocher permet de suivre l’histoire de Dijon à travers son architecture, sans confondre la date d’une maison avec celle de sa protection.
Où se trouve ce lieu à Dijon ?
Questions sur Rue Verrerie et ses maisons à pans de bois
Quelle est la particularité d’une maison à colombages ?
Son mur comporte une ossature de bois, souvent visible en façade. Rue Verrerie, ce réseau dessine les étages et donne un repère pour lire les maisons anciennes. Les maisons du XVe siècle se distinguent aussi par leurs avancées en encorbellement.
C’est quoi le colombage ?
Le colombage désigne couramment la construction à pans de bois. Les pièces de bois forment une ossature, avec des espaces remplis entre elles. À Verrerie, on peut observer ce dessin depuis la rue, sans connaître les matériaux précis de chaque remplissage.
Quel quartier visiter à Dijon ?
Pour observer l’habitat ancien, le secteur de la rue Verrerie offre des maisons des XVe et XVIe siècles près de Notre-Dame. La rue Chaudronnerie et le voisinage de l’hôtel de Vogüé permettent de poursuivre la lecture du bâti, puis de rejoindre le secteur du palais des ducs.
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Sources : Wikipédia, Rue Verrerie ; Mérimée ; Mérimée ; Mérimée ; Mérimée ; Mérimée ; Wikidata, consultées le 12 octobre 2026. Textes de référence Wikipédia sous CC BY-SA 4.0 ; notices Mérimée sous Licence Ouverte 2.0. Méthode de l’inventaire.
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