Hôtel Bouhier de Lantenay à Dijon : histoire et architecture
Données Mérimée du 12 octobre 2026 ; repères historiques consultés le 13 octobre 2026.
L’hôtel Bouhier de Lantenay se situe à Dijon : l’emplacement indiqué sur la carte. La notice Mérimée mentionne les périodes de construction suivantes : 2e moitié 18e siècle. 21 novembre 1925 : inscrit MH ; 24 avril 1937 : classé MH.
| Époque | 2e moitié 18e siècle |
|---|---|
| Campagnes datées dans la notice | 1759 |
| Protection monument historique | 21 novembre 1925 : inscrit MH ; 24 avril 1937 : classé MH |
| Parties protégées | L'hôtel (à l'exception des parties classées) : inscription par arrêté du 21 novembre 1925 – Façades et toitures : classement par arrêté du 24 avril 1937 |
| Architecte | Le Romain (maître de l'oeuvre) |
| Matériaux | Non communiqués |
| Adresse de la notice | Emplacement indiqué sur la carte |
Histoire et détails du bâtiment
L'hôtel est situé dans le département français de la Côte-d'Or, sur la commune de Dijon. L'hôtel est inscrit au titre des monuments historiques le 21 novembre 1925. Les façades et toitures sont classées le 24 avril 1937.
À cet emplacement s'élevait depuis le début du XVIIe siècle une vaste demeure, l'hôtel de Brion. C'était une des plus grandes propriétés non religieuses de la ville. C'est dans ces lieux, le 6 septembre 1638, que le président Philippe Giroux assassine son rival, le président au parlement Pierre Baillet. L'hôtel est loué ensuite, au moins en partie, aux élus du clergé et de la noblesse.
Bénigne Bouhier, seigneur de Fontaine-lès-Dijon et Pouilly, brigadier des armées du Roi, hérite en 1756 de Jean de Berbisey, son cousin. Il utilise ce confortable legs pour l'achat de cet hôtel, dans le but d'y construire une nouvelle demeure. Il commence par raser les anciennes constructions, et fait appel à un jeune architecte parisien, élève de Blondel, Nicolas Lenoir. À Dijon, celui-ci se fait appeler Lenoir le Romain, ce qui lui permet d'éviter des problèmes d'homonymie et de rappeler qu'il vient de séjourner à Rome en tant qu'élève de l'académie. C'est sa première commande dans la capitale bourguignonne, et les premières ébauches arrivent probablement dès 1756. Cette commande est suivie de peu par la rénovation du château de Longecourt-en-Plaine. Les deux projets seront menés conjointement. D'après des indications tirées de différents documents, on peut suivre l'évolution des travaux : de 1757 à 1759, les travaux avancent rapidement, et le 5 juin 1760, le Saint-Sacrement est installé dans son reposoir. Mais le 10 juin 1760, Bénigne Bouhier meurt, après avoir habité cinq semaines seulement dans son nouvel hôtel. Son fils Bénigne en hérite, et n'a plus qu'à faire édifier le portail, le marché de construction est passé le 3 juillet 1760, avec les sieurs Perrot, entrepreneur, et Barolet, sculpteur. Ce fils, né en 1723, président au parlement, avait reçu de son cousin Antoine-Bernard Bouhier, le marquisat de Lantenay, ce qui explique le nom donné à l'hôtel. Mais il n'y habite pas, seule sa mère, Anne-Augustine Espiard y réside jusqu'à sa mort en février 1770. La demeure est alors divisée et louée en quatre appartements.
Quels éléments repérer ?
L'hôtel (à l'exception des parties classées) : inscription par arrêté du 21 novembre 1925 – Façades et toitures : classement par arrêté du 24 avril 1937
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Sources : Notice Mérimée ; Wikipédia. Notices Mérimée : Licence Ouverte 2.0 ; textes Wikipédia : CC BY-SA 4.0. Consultation le 13 octobre 2026. Méthode de l’inventaire.