Maison des Cariatides à Dijon : figures sculptées et emblème des Pouffier
Repères vérifiés le 13 octobre 2026.
La maison des Cariatides se trouve au 28 rue de la Chaudronnerie à Dijon. Aussi appelée maison Pouffier, elle se distingue par sa façade ornée de figures humaines et du chaudron fleuri de ses propriétaires. La notice Mérimée la rattache à la seconde moitié du XVIe siècle ; le récit historique repris par Wikipédia situe sa construction vers 1603. Elle est classée depuis le 13 juillet 1911.

| Autre nom | Maison Pouffier |
|---|---|
| Datation Mérimée | Seconde moitié du XVIe siècle |
| Autre repère historique | Vers 1603 dans le récit repris par Wikipédia, d’après le panneau sur place |
| Famille associée | Pouffier, riches marchands chaudronniers |
| Architecte | Non nommé dans les références utilisées ; décor dans la continuité du style de Hugues Sambin |
| Matériaux | Matériaux de construction non précisés dans la notice utilisée |
| Adresse | 28 rue de la Chaudronnerie, Dijon |
| Protection | Maison classée le 13 juillet 1911 |
| Décor distinctif | Cariatides, atlantes et chaudron fleuri des propriétaires |
Une façade à lire dans la rue de la Chaudronnerie
Le nom de la maison annonce son détail le plus célèbre : les figures humaines intégrées au décor architectural. Le bâtiment se regarde depuis la rue de la Chaudronnerie, au numéro 28. Pour une première lecture, conservez toute la façade dans le champ de vision. On comprend mieux la place des sculptures quand on voit les ouvertures et la composition qui les entoure.
Approchez ensuite les figures. Leur posture et leur position dans le décor leur donnent un rôle différent de celui d’une simple statue isolée. Elles semblent participer au soutien des éléments placés au-dessus d’elles. Cette relation entre corps sculpté et architecture explique le mot cariatide et donne un repère pour regarder d’autres façades Renaissance à Dijon.
Le bâtiment porte aussi le nom de maison Pouffier. Cette seconde appellation renvoie à la famille qui lui est associée, tandis que le nom Cariatides décrit son décor. Les deux noms désignent donc le même monument. Pour retrouver la bonne adresse dans le quartier ancien, retenez le numéro 28 et la rue de la Chaudronnerie.
Cariatides et atlantes : reconnaître les figures
Une cariatide est une figure féminine utilisée comme support architectural, à la place d’une colonne ou d’un pilier. Le principe associe un corps humain à la fonction de soutien. Sur une façade ornée, la représentation donne visuellement aux figures un rôle dans la composition. Le nom ne signifie pas que l’on regarde des portraits des habitants de la maison.
Un atlante correspond à une figure masculine employée dans un rôle comparable. La façade de la maison dijonnaise associe les deux types. Cette distinction permet de regarder les personnages avec précision : identifiez les figures, puis l’élément architectural qu’elles paraissent porter. Le mouvement du regard va ainsi du corps sculpté vers la partie supérieure du décor.
Le vocabulaire vient de l’histoire de l’architecture et de ses références à l’Antiquité. Il est repris dans les décors de la Renaissance. Pour cette maison, le plus utile est de reconnaître le principe dans la façade elle-même. Une photographie de détail montre les traits et la posture ; une vue plus large montre leur rôle dans l’ensemble.
Le chaudron fleuri des marchands Pouffier
Le décor comporte un chaudron fleuri, emblème des propriétaires Pouffier. La famille est décrite comme une famille de riches marchands chaudronniers au début du XVIIe siècle. Le motif rattache donc l’ornement à l’activité et à l’identité des commanditaires. Il apporte un autre niveau de lecture que les seules figures humaines.
Cherchez l’emblème après avoir regardé les cariatides et les atlantes. La façade rassemble ainsi une référence au langage architectural et un signe propre à une famille. Ce chaudron ne donne pas le nom de l’architecte. Il raconte plutôt à qui la maison est liée et comment cette identité s’inscrit dans son décor.
La comparaison avec la maison Millière est éclairante. Sur cette dernière, deux initiales G renvoient à Guillaume Millière et Guillemette Durand. Ici, l’emblème des Pouffier passe par un objet associé au métier. Dans les deux cas, une façade ancienne peut porter une mémoire familiale très précise, à condition de regarder les détails plutôt que la seule silhouette.
Le style de Hugues Sambin et une attribution à distinguer
Le récit historique de la maison rapproche son décor du style de Hugues Sambin. Ce sculpteur et architecte a marqué la Renaissance dijonnaise. Le bâtiment des Cariatides relève d’une continuité de son vocabulaire, repris par un continuateur. Il ne faut donc pas présenter Sambin comme l’auteur établi de la maison.
L’architecte de la famille Pouffier n’est pas nommé dans les références utilisées. Le nom d’un style et le nom d’un concepteur répondent à deux questions différentes. Le premier aide à comparer les formes ; le second suppose une attribution documentée. Pour la maison des Cariatides, les figures et l’emblème sont des repères solides, même sans nom d’architecte assuré.
Cette distinction sert aussi à lire l’hôtel de Vogüé, voisin dans la rue de la Chouette. Son décor hérite du vocabulaire de la Renaissance, mais son attribution architecturale fait également l’objet de discussions. Les rapprochements visuels éclairent les deux demeures sans les réunir artificiellement sous une seule signature.
Deux repères de datation et un classement précis
La notice officielle Mérimée indique la seconde moitié du XVIe siècle. Le récit historique publié dans Wikipédia, qui reprend le panneau d’information devant la maison, propose une construction vers 1603. Ces deux repères sont présentés séparément dans le tableau. Ils placent le bâtiment dans le passage entre la Renaissance du XVIe siècle et les demeures du début du XVIIe.
La protection possède une date précise : le 13 juillet 1911. L’arrêté classe la maison dite des Cariatides ou maison Pouffier. Cette date concerne sa reconnaissance comme monument historique ; elle ne tranche pas entre les deux repères de construction. La notice permet ainsi de distinguer clairement l’époque de l’édifice et l’histoire de sa protection.
Comparer la façade avec les maisons du quartier
La rue Verrerie complète la découverte par ses maisons à pans de bois. La maison Millière montre aussi cette construction, avec un décor gothique et une date de 1483. L’hôtel de Vogüé introduit ensuite la cour d’une demeure parlementaire du XVIIe siècle. Ces voisins permettent de passer d’un mode de construction à un autre, en gardant des points de comparaison concrets.
Pour la maison des Cariatides, concentrez la promenade sur trois détails : la place des personnages sculptés, le chaudron fleuri et la relation entre le décor et les ouvertures. Aucun de ces repères ne demande d’entrer dans le bâtiment. La façade porte l’essentiel de ce qui fait sa singularité dans la rue de la Chaudronnerie.
Avant de quitter la rue, retrouvez le chaudron au milieu du décor et regardez une dernière fois la place des figures sculptées. Ce retour aux détails fixe les repères propres à la maison Pouffier. La comparaison avec les pans de bois et les cours voisines donne ensuite une lecture plus précise des différentes demeures du centre ancien.
Questions sur maison des Cariatides
Où sont les caryatides ?
À Dijon, la maison des Cariatides se trouve au 28 rue de la Chaudronnerie. Les figures sculptées appartiennent à son décor de façade, qui comporte aussi des atlantes et l’emblème au chaudron fleuri de la famille Pouffier.
Qui a construit les cariatides ?
L’architecte de la maison dijonnaise n’est pas nommé dans les références utilisées. Le décor reprend le style de Hugues Sambin par l’intermédiaire d’un continuateur. La famille Pouffier, composée de riches marchands chaudronniers, est associée à la demeure.
Quel est le masculin de cariatide ?
La figure masculine jouant un rôle de support architectural est appelée atlante. La maison des Cariatides à Dijon réunit les deux types de figures dans son décor : cariatides féminines et atlantes masculins.
Où se trouve ce lieu à Dijon ?
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- Rue Verrerie et ses maisons à pans de bois : 90 m à vol d’oiseau.
- Église Notre-Dame de Dijon : 190 m à vol d’oiseau.
- Église Saint-Michel de Dijon : 220 m à vol d’oiseau.
Sources : Wikipédia ; Wikipédia ; Notice Mérimée. Notices Mérimée : Licence Ouverte 2.0 ; textes Wikipédia : CC BY-SA 4.0. Consultation le 13 octobre 2026. Méthode de l’inventaire.