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Rue des Forges à Dijon : hôtels particuliers, façades anciennes et parcours par adresse

Repères vérifiés le 13 octobre 2026.

La rue des Forges relie la place des Ducs de Bourgogne à la place François-Rude, en passant par la place Notre-Dame. Elle rassemble plusieurs hôtels particuliers majeurs de Dijon, dont Chambellan au 34-36, la maison Maillard au 38, Aubriot au 40 et Morel-Sauvegrain aux 52-54-56. Ces adresses permettent de suivre les transformations de l’habitat ancien, du Moyen Âge aux restaurations du XXe siècle.

Hôtel Aubriot, 40 rue des Forges
Hôtel Aubriot, 40 rue des Forges. Photo : Arnaud 25, Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0. Image redimensionnée.
Les repères patrimoniaux
Situation Centre historique de Dijon
Parcours Place des Ducs de Bourgogne, place Notre-Dame et place François-Rude
34-36 Hôtel Chambellan, seconde moitié du XVe siècle
38 Maison Maillard, dite Milsand ou des Ambassadeurs, XVIe siècle
40 Hôtel Aubriot, parties des XIIIe et XIVe siècles ; façade restituée en 1908
52-54-56 Ancien hôtel de Rochefort ou hôtel Morel-Sauvegrain, XVe et XVIe siècles
Architectes Attributions propres à chaque bâtiment, sans architecte unique pour la rue
Matériaux Pierre, bois et couvertures différents selon les édifices
Protection Protections distinctes pour chaque monument ; aucun classement collectif attribué à la rue
Adresse Rue Des Forges, Dijon

Une promenade à organiser avec les numéros

Le nom rue des Forges désigne une voie, pas un monument construit en une seule fois. Sa richesse vient des bâtiments qui la bordent. Pour la découvrir, utilisez les adresses comme fil conducteur : le 34-36, le 38, le 40, puis les 52, 54 et 56. Chacune marque un édifice ou un ensemble dont l’histoire est documentée.

La rue met en relation le secteur du palais des ducs, la place Notre-Dame et la place François-Rude. Le parcours s’inscrit donc au cœur de Dijon ancien. Plusieurs voies la bordent, dont l’impasse de Braisnes, la rue de la Porte-aux-Lions et la rue Stephen-Liégeard. Ces jonctions permettent de repérer les monuments dans le tissu des rues, au-delà d’un alignement de façades.

La première question à se poser devant chaque adresse est simple : que voit-on depuis la rue ? Certains édifices présentent leur façade principale directement sur le passage. D’autres dissimulent une cour derrière un immeuble plus récent. Cette différence d’accès est particulièrement importante à Chambellan. Elle évite de croire que les monuments de la rue se lisent tous de la même manière.

34-36 : la cour gothique de l’hôtel Chambellan

L’hôtel Chambellan appartient à la seconde moitié du XVe siècle. Henri Chambellan, marchand drapier puis conseiller à la chambre des comptes, transforme une ancienne demeure en résidence luxueuse. Le cœur de l’hôtel se situe derrière les immeubles de la rue : une porte à droite donne vers un couloir, puis vers la cour.

La façade sur rue du bâtiment d’accès date du XIXe siècle. Dans la cour, l’architecture change : aile en pierre de taille, fenêtres à meneaux, haute lucarne, tour d’escalier et galerie de bois à deux niveaux. Le décor est gothique flamboyant. Le contraste entre l’alignement extérieur et la cour montre une superposition de périodes sur une même adresse.

L’hôtel est classé le 13 juin 1913 et sa chapelle le 14 avril 1917. Ces deux protections complètent l’histoire de la demeure. Durant une promenade, regardez d’abord la position du passage et les parties accessibles. La tour et ses voûtes intérieures appartiennent au monument, mais les accès ouverts sur place déterminent ce que l’on peut observer.

38 : la maison Maillard, Milsand ou des Ambassadeurs

Au numéro 38, la maison Maillard porte plusieurs appellations : maison Milsand et maison des Ambassadeurs. Ces noms désignent le même repère de la rue des Forges. Le bâtiment relève du XVIe siècle et figure sur la liste des monuments historiques classés de 1889. L’adresse évite de confondre ces appellations avec trois maisons différentes.

La proximité immédiate de Chambellan et d’Aubriot permet de comparer les façades sans perdre le fil du parcours. Regardez d’abord la composition générale de Maillard, puis celle de ses voisins. Les ouvertures, la place du décor et les volumes constituent des critères plus utiles qu’une impression globale de vieux quartier.

La protection de 1889 concerne la maison identifiée dans la notice. Elle ne donne pas une date de construction précise à l’année. Dans cette rue, les noms, les siècles et les arrêtés se complètent : le nom identifie le bâtiment, le siècle situe son architecture et la protection raconte sa reconnaissance patrimoniale.

40 : l’hôtel Aubriot et la restitution d’une façade

L’hôtel Aubriot conserve des parties attribuées à la première moitié du XIIIe siècle et au XIVe siècle. Il est mentionné en 1341 comme un bâtiment destiné aux changeurs, une halle au change. Ce repère rappelle une fonction liée à l’activité économique de Dijon, avant les transformations successives de l’immeuble.

Le bâtiment connaît ensuite plusieurs interventions. La notice décrit des modifications au XIVe siècle, l’ajout de lucarnes au XVIe, des travaux sur cour au XVIIe et un nouvel aménagement en 1750, lors de l’installation du tribunal royal de première instance. L’architecte Charles-Élie Le Jolivet intervient pour cette dernière étape.

La façade est modernisée en 1800, puis restituée en 1908 par l’architecte Perreaud et le sculpteur Xavier Schanosky. Ils s’appuient sur des éléments latéraux conservés et une gravure du XVIIIe siècle de Jean-Baptiste Lallemant. Ce travail explique pourquoi la façade actuelle doit se lire comme une restitution, dans un édifice qui conserve aussi des parties médiévales. L’hôtel et sa cour sont classés en totalité le 16 août 2011.

52-54-56 : l’ancien ensemble Morel-Sauvegrain

Jean Morel et Simone Sauvegrain font bâtir cet ensemble le long d’une ancienne voie nord-sud, importante pour le commerce. Ils appartiennent à des familles influentes à la cour ducale au XVe siècle. Les trois immeubles actuels conservent, depuis la rue, une unité issue de cette origine commune.

Après 1513, l’hôtel est partagé en trois habitations indépendantes. Aux numéros 54 et 56 subsistent des parties des XVe et XVIe siècles, notamment des tourelles d’escalier en vis et des fenêtres à meneaux, malgré des ajouts du XIXe siècle. Certaines façades sur cour portent un décor sculpté qui complète celui visible depuis la voie.

Le numéro 52 est classé le 15 janvier 1916 ; les numéros 54 et 56 sont classés le 3 décembre 1998. Il faut garder cette distinction dans la lecture patrimoniale. Un même ensemble ancien peut réunir plusieurs immeubles et plusieurs dates de protection. Pour la promenade extérieure, repérez les trois numéros et comparez leur continuité au lieu de chercher une entrée unique.

Du palais aux maisons : comparer les fonctions

Le palais des ducs et des États de Bourgogne appartient aussi au voisinage de la rue des Forges. Sa fonction diffère de celle des résidences particulières. Le rapprochement permet de comprendre une ville où bâtiments institutionnels, demeures de notables et maisons de commerce occupent le même centre historique.

Pour compléter ce parcours, la rue Verrerie apporte les pans de bois de plusieurs maisons anciennes. La maison Millière et l’hôtel de Vogüé, rue de la Chouette, prolongent respectivement l’histoire des drapiers et celle des familles parlementaires. Les adresses des Forges offrent donc une porte d’entrée vers plusieurs formes d’habitat dijonnais.

Gardez trois repères pendant la promenade : la date des parties anciennes, les transformations plus récentes et la situation de l’accès. À Aubriot, la restitution de 1908 est essentielle ; à Chambellan, la cour est déterminante ; chez Morel-Sauvegrain, le partage de l’ensemble explique les trois numéros. Ce sont ces différences qui rendent la rue lisible.

Questions sur rue des Forges

Que visiter à Dijon en une journée ?

La rue des Forges rassemble plusieurs repères du patrimoine bâti dans le centre ancien. Repérez Chambellan au 34-36, Maillard au 38, Aubriot au 40 et Morel-Sauvegrain aux 52-54-56, puis prolongez vers Notre-Dame et le palais des ducs.

Comment visiter Dijon ?

Pour lire la rue des Forges, suivez les adresses et comparez les façades. L’hôtel Chambellan révèle une cour derrière la rue ; Aubriot montre une façade restituée en 1908 ; Morel-Sauvegrain conserve la trace d’un ensemble divisé en trois habitations.

Où aller se promener à Dijon ?

Le parcours de la place des Ducs de Bourgogne à la place François-Rude, par la rue des Forges et la place Notre-Dame, traverse un secteur riche en hôtels particuliers. La rue Verrerie et la rue de la Chouette complètent la lecture de l’habitat ancien.

Où se trouve ce lieu à Dijon ?

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À proximité : trois autres repères

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Sources : Wikipédia ; Notice Mérimée ; Notice Mérimée ; Notice Mérimée ; Notice Mérimée ; Wikipédia ; Wikidata. Notices Mérimée : Licence Ouverte 2.0 ; textes Wikipédia : CC BY-SA 4.0. Consultation le 13 octobre 2026. Méthode de l’inventaire.

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