Villa Messner à Dijon : une demeure de 1913 et ses décors protégés
Repères vérifiés le 13 octobre 2026.
La villa Messner se trouve aux 3 et 5 rue Parmentier. Construite en 1913 par l’architecte Régis-Joseph Jardel, elle conserve une façade ordonnée, des ferronneries et un ensemble de pièces décorées. Sa protection du 9 décembre 1983 associe les extérieurs à plusieurs espaces intérieurs.

| Époque | 1er quart 20e siècle |
|---|---|
| Adresse | 3, 5 rue Parmentier |
| Protection et parties protégées | Façades et toitures, terrasse, vestibule d'entrée et escalier avec sa rampe en fer forgé, grand salon et salle à manger avec leur décor au rez-de-chaussée. (cad. BM 89) : inscription par arrêté du 9 décembre 1983 |
| Construction | 1913 |
| Architecte | Régis-Joseph Jardel |
| Date de protection | Inscription partielle le 9 décembre 1983 |
| Matériaux | Non communiqués dans la notice |
Une villa du début du XXe siècle
La date de 1913 place la villa Messner juste avant la Première Guerre mondiale. Elle appartient à une autre phase du patrimoine dijonnais que les maisons médiévales ou les hôtels particuliers de la Renaissance. Le mot villa désigne ici une demeure, dont les volumes et les espaces de réception composent un ensemble résidentiel. Sa place dans une découverte du bâti tient à cette différence de programme et d’époque.
Régis-Joseph Jardel est l’architecte mentionné pour sa construction. La notice patrimoniale indique le premier quart du XXe siècle et retient 1913 comme date du bâtiment. L’inscription aux monuments historiques intervient soixante-dix ans plus tard, en 1983. Ces deux dates ont des sens distincts : l’une situe le chantier, l’autre le moment où certaines parties sont reconnues et protégées pour leur intérêt patrimonial.
Depuis la rue Parmentier, le regard rencontre d’abord une clôture, puis la façade en retrait. Cette séquence crée une transition entre espace public et demeure. La clôture ne constitue donc pas seulement une limite pratique : ses grilles et ses piliers participent à la première image de la villa. La photographie de François de Dijon permet de lire cette organisation et le rôle du portail dans l’axe de l’entrée.
Une façade à lire du centre vers les côtés
Le corps central s’élève au-dessus des parties latérales. Il porte un balcon et une balustrade qui dessinent deux lignes successives dans la partie haute. Les ailes plus basses prolongent la façade de part et d’autre. Commencez par cette différence de hauteur : elle donne une hiérarchie aux volumes avant même que l’on détaille les sculptures ou les fenêtres.
L’entrée occupe l’axe central. Deux petites baies ovales la flanquent, tandis que le balcon marque l’étage supérieur. Leurs formes arrondies contrastent avec les ouvertures rectangulaires voisines. Cette variété de formes ne rompt pas l’ordre général de la façade ; elle concentre le décor autour du passage principal. Le regard est ainsi dirigé vers la porte, puis remonté vers le balcon et le couronnement.
Les balustrades constituent un autre repère. Leurs petits supports répétés produisent un rythme horizontal au sommet du bâtiment. Le corps central possède son propre couronnement et les parties latérales répondent par des balustrades plus basses. Pour comparer cette villa à une façade de rue étroite du centre ancien, regardez la largeur disponible : le décor peut ici se répartir sur un ensemble de volumes, au lieu de se concentrer sur une unique travée.
Le décor sculpté et les ferronneries
La façade photographiée présente des ornements végétaux autour de l’entrée et sous le balcon. Des panneaux sculptés ponctuent également les parties latérales. Les zones lisses et les zones décorées alternent ; cette différence de traitement aide à distinguer ce qui structure la façade et ce qui l’enrichit. Les motifs ne couvrent pas uniformément le bâtiment : ils accompagnent certains seuils et certaines lignes.
Le métal joue un rôle important dans cette composition. La grille de clôture, le portail, la porte et la balustrade du balcon présentent des dessins ajourés. Les courbes et les entrelacements laissent passer le regard tout en matérialisant la limite. Comparez le dessin du balcon avec celui de l’entrée : ils appartiennent à deux positions différentes mais participent au même effet de détail.
À l’intérieur, la rampe en fer forgé de l’escalier figure expressément dans la liste des éléments protégés. Cette mention montre que l’intérêt de la ferronnerie ne s’arrête pas à la rue. Le travail du métal accompagne aussi la circulation dans la maison. La protection associe ainsi le parcours depuis l’entrée aux espaces de réception. Elle conserve des ensembles de décor, pas seulement une silhouette extérieure.
Pourquoi la protection comprend des pièces intérieures
L’arrêté du 9 décembre 1983 protège les façades et les toitures, la terrasse, le vestibule d’entrée et l’escalier avec sa rampe en fer forgé. Il comprend aussi le grand salon et la salle à manger avec leur décor au rez-de-chaussée. La liste est précise : chaque espace apporte une partie de l’intérêt du bâtiment. Les pièces protégées renseignent sur la vie de la demeure, sur ses circulations et sur la place donnée à la réception.
Le vestibule est l’espace de transition après la porte. L’escalier relie les niveaux, tandis que le salon et la salle à manger sont des pièces où l’on reçoit. Leur réunion dans la protection donne une lecture cohérente du programme résidentiel. Pour comprendre le monument depuis l’extérieur, retenez donc que le décor visible de la façade se prolongeait dans une organisation intérieure soignée.
Cette protection est partielle et ciblée. Elle ne décrit pas chaque pièce de la maison et ne signifie pas que tout l’intérieur est accessible au public. Le repérage architectural depuis la rue suffit pour identifier le corps central, les volumes latéraux, les baies ovales et les ferronneries. Le vestibule, l’escalier et les pièces de réception prolongent cette composition et forment les ensembles intérieurs protégés.
Situer la villa dans l’histoire des formes
Le début du XXe siècle ne correspond pas à un style unique. Une date comme 1913 ne suffit pas à faire d’un bâtiment un exemple d’Art nouveau ou d’Art déco. À Messner, les éléments directement lisibles sont une composition ordonnée, des balustrades, des sculptures végétales et un dessin travaillé des ferronneries. Il est plus utile de reconnaître ces caractères que d’appliquer une étiquette sur la seule base du calendrier.
Le contraste avec le cinéma Eldorado, inauguré en 1920 rue Alfred-de-Musset, permet de poursuivre cette question. Sa façade est décrite comme Art déco avec des emprunts classiques. Les deux bâtiments sont proches dans le temps mais répondent à des usages très différents : une demeure d’un côté, une entrée de salle de spectacle de l’autre. La comparaison montre comment la fonction du bâtiment influe sur sa présentation.
Pour une promenade patrimoniale, la villa apporte donc un contrepoint aux monuments du centre ancien. Cherchez les lignes d’ensemble avant les détails : axe de la porte, hauteur du volume central, alignement du balcon, répétition des balustres. Revenez ensuite aux ornements du métal et de la pierre. L’ordre des volumes, les courbes du métal et les ornements sculptés donnent à la demeure son caractère propre.
Questions sur villa Messner
Quelles sont les caractéristiques du style Art nouveau ?
L’Art nouveau utilise notamment des lignes courbes et des motifs inspirés du monde végétal. La villa Messner présente des ferronneries et des décors végétaux à observer, mais sa notice ne la qualifie pas d’Art nouveau. Sa date de 1913 ne suffit pas, à elle seule, à déterminer son style.
Quelle est la différence entre Art nouveau et Art déco ?
L’Art nouveau privilégie souvent les lignes souples ; l’Art déco développe notamment des compositions plus géométriques. Les bâtiments peuvent aussi reprendre des formes classiques. Pour comparer à Dijon, observez la villa Messner de 1913 et la façade de l’Eldorado de 1920, décrite comme Art déco avec des emprunts classiques.
Qu’est-ce que l’art décoratif ?
Les arts décoratifs concernent les objets et les décors liés à l’aménagement des espaces. À la villa Messner, la protection du salon, de la salle à manger et de leurs décors, ainsi que de la rampe en fer forgé, montre l’importance de ces éléments dans l’intérêt patrimonial d’une demeure.
Où se trouve ce lieu à Dijon ?
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- Rue Verrerie et ses maisons à pans de bois : 550 m à vol d’oiseau.
- Église Notre-Dame de Dijon : 660 m à vol d’oiseau.
- Église Saint-Michel de Dijon : 720 m à vol d’oiseau.
Sources : Wikipédia ; Source patrimoniale ; Notice Mérimée. Notices Mérimée : Licence Ouverte 2.0 ; textes Wikipédia : CC BY-SA 4.0. Consultation le 13 octobre 2026. Méthode de l’inventaire.