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Temple protestant de Dijon : histoire et architecture

Données Mérimée du 12 octobre 2026 ; repères historiques consultés le 13 octobre 2026.

Le temple protestant de Dijon se situe à Dijon : 14 boulevard de Brosses. L’époque de construction n’est pas renseignée dans la notice Mérimée. 5 août 2020 : inscrit MH.

Les repères patrimoniaux
Époque Non renseignée
Campagnes datées dans la notice Non communiquées
Protection monument historique 5 août 2020 : inscrit MH
Parties protégées A l’exception du bâtiment des années 1950 situé entre le temple et le presbytère, les bâtiments liés au projet Félix Paumier, sis 14 boulevard de Brosses, soit le temple en totalité, les façades et toitures de la maison du gardien, de la sacristie et du presbytère, les grilles, les murs de clôture et le sol de la parcelle d’assise contenant les vestiges enfouis de l’ancien château de Dijon, situés sur la parcelle n°54, section EW, tels que délimité sur le plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 5 août 2020
Architecte Non communiqué
Matériaux Non communiqués
Adresse de la notice 14 boulevard de Brosses

Histoire et détails du bâtiment

Le temple protestant de Dijon est un lieu de culte situé à l'angle du boulevard de Brosses et de la rue du Temple à Dijon. La paroisse est membre à l'Église protestante unie de France.

En 1562, se tient à Chalon-sur-Saône le premier synode régional des Églises réformées de Bourgogne — il existe alors une Église à Dijon. Le pasteur Pierre Le Roy, envoyé par Genève, édifie des conventicules rue des Forges, dans la maison de Jean Soillot. La communauté disparaît après la révocation de l'édit de Nantes, en 1685. En 1828, la duchesse Albertine de Broglie, fille de la baronne Germaine de Staël passe par Dijon au retour d'un voyage à Genève pour les funérailles de son frère Auguste de Staël (1790-1827). Elle rencontre alors les familles protestantes de Dijon, dont la famille Lanson, et les encourage à se constituer en communauté. Ils sont accompagnés par le pasteur Miroglio, de Besançon. Ils rédigent un acte d'association le 10 février 1828 : « Association biblique et de bienfaisance des familles protestantes résidantes de Dijon ». Le culte protestant est autorisé à Dijon par ordonnance royale du 2 septembre 1829. Au début du XIXe siècle, les célébrations sont accueillies dans divers locaux dijonnais, dont la chapelle des Élus du palais des ducs de Bourgogne. Le 24 janvier 1830 est nommé par ordonnance royal un jeune pasteur de 23 ans, Jean-Alphonse de Frontin, rétribué par l'État dans le cadre du régime concordataire. Après plusieurs décennies de pourparlers avec la ville, un terrain est cédé en 1894 dans le faubourg Saint-Bernard, à proximité de la place Saint-Bernard, le long du boulevard de Brosses nouvellement créé, à l'emplacement des remparts et d'une tour d'angle de l'ancien château de Dijon. Il est financé par des dons, notamment le legs de Mme Henriette Meininger (1807-1894), née à Colmar et qui avait quitté l'Alsace avec son époux officier à la suite de la guerre franco-allemande de 1870. Le temple est inauguré le 1er novembre 1898, jour de la fête de la Réformation. Il est l'œuvre de l'architecte Félix Paumier. En 1904, la municipalité radicale et anticléricale menée par Henri Barabant mène une campagne de « laïcisation des rues » à Dijon. La rue bordant le temple est renommée Michel Servet. Le temple est inscrite au titre des monuments historiques français le 5 août 2020

L'orgue du temple est initialement reçu en 1897 et construit par le facteur d'orgues d'origine belge Jean-Baptiste Ghys. Néanmoins, dès les années 1960, et après plusieurs rénovations provisoires, il présentait des signes de faiblesses au niveau de la partie mécanique. Il est donc remplacé en 1993 par l'orgue actuel réalisé par la manufacture d’orgues Muhleisen de Strasbourg.

Quels éléments repérer ?

A l’exception du bâtiment des années 1950 situé entre le temple et le presbytère, les bâtiments liés au projet Félix Paumier, sis 14 boulevard de Brosses, soit le temple en totalité, les façades et toitures de la maison du gardien, de la sacristie et du presbytère, les grilles, les murs de clôture et le sol de la parcelle d’assise contenant les vestiges enfouis de l’ancien château de Dijon, situés sur la parcelle n°54, section EW, tels que délimité sur le plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 5 août 2020

Repérez ces éléments depuis les espaces accessibles : leur protection explique ce qui fait l’intérêt architectural de ce lieu.

Où se trouve ce lieu à Dijon ?

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Sources : Notice Mérimée ; Wikipédia. Notices Mérimée : Licence Ouverte 2.0 ; textes Wikipédia : CC BY-SA 4.0. Consultation le 13 octobre 2026. Méthode de l’inventaire.

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